Toponymie

 

D’après Edgard Renard, Professeur à l’athénée de Liège. Ouvrage  récompensé de la médaille d’argent au concours de la société de littérature Wallonne en 1920.

Dolembreux a une superficie de 1081 ha, 42 a, 11 ca. Le territoire affecte la forme d’un rectangle assez régulier, s’allongeant du levant au couchant. Le relief et la configuration du sol sont caractérisés par une suite de plateaux allongés de l’est à l’ouest, séparés par des vallées. Les plus considérables sont celles où baignent au nord le ri d’gobri, et au sud le ri de la Haze.

Plusieurs altitudes ont été mesurées:

Haie des Pauvres: 240m

Haie des Chênes: 255m

Bois-le-Comte: 280m

Hayen: 200m

Wachiboux (mi-hauteur): 258m

 

Le calcaire et le schiste dominent dans la composition du sol, qui est d’une fertilité médiocre. Des poches de sable sont disséminées ça et là. Le sable a été exploité au « djolin djârdin » à Hayen et à Hautgné. La pierre de sable (dite pierre d’avoine) a été de tout temps employée comme pierre à bâtir dans les constructions locales. On relève aussi de nombreuses traces d’anciennes exploitations de minerai au Bois le Comte, et entre Hautgné et Dolembreux. Chargés à Méry, ces produits gagnaient Liège par la voie des eaux. Cette industrie locale s’est éteinte au cours du XIXème siècle à mesure que l’établissement des chemins de fer a permis aux hauts fourneaux Liégeois de s’approvisionner aux mines de l’étranger, beaucoup plus riches…

La construction de la route Dolembreux–Méry en 1902 a ouvert la région à la vallée de l’Ourthe et le chemin de fer Rivage-Liège, ce qui pour l’économie locale a été d’une grande importance… Une autre voie importante, li route di lîdje ou vôye d’êwêye, qui va de Liège à l’Amblève par Beaufays et Sprimont, forme en partie la limite orientale de Dolembreux. La route Esneux–Forges constitue le chemin direct du Condroz vers Spa et Verviers, et était avant 1902 la seule voie carrossable pratique de Dolembreux vers l’Ourthe et la voie ferrée.

Jusqu’en 1879, Dolembreux et son territoire faisaient partie de la commune de Sprimont ; c’est par une loi du 31 juillet de cette année-là qu’ils en furent détachés et constitués en commune indépendante. Avant la domination Française, la région qui nous occupe partagea les destinées politiques de l’ancienne Seigneurie de Sprimont. Celle-ci était la plus importante des sept seigneuries dites « d’au-delà des bois », appartenant à l’ancien duché de Limbourg, et dont l’ensemble formait, sur les deux rives de l’Ourthe à trois lieues au sud de Liège, une enclave entièrement séparée du reste du duché par le pays de Liège et la principauté de Stavelot.

Au spirituel, les habitants de Dolembreux dépendirent de la paroisse d’Esneux jusqu’en 1769. A cette date fut construite la chapelle qui existe encore aujourd’hui (sous le nom d’« église St Joseph ») et fut desservie par un vicaire relevant du curé d’Esneux. Dédiée à St Joseph, elle est aujourd’hui succursale du doyenné de Sprimont.

 

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